Avant le pavillon - Pavillon de la Muette
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Avant le pavillon

Avant le pavillon

1. C’est à Francois Ier que l’on doit l’installation d’une construction pérenne à cet endroit isolé du domaine de Saint Germain. Le motif est double : la chasse d’abord car le lieu, sur une légère éminence et proche de fondrières où les hallalis furent fréquents, est propice à la courre. Le roi y fera construire dès 1541 une chapelle, puis un puit, et enfin le chateau comportant une cage destinée à la mue des faucons, qui expliquerait le nom de « Muette ». L’intimité ensuite : à l’écart du château de Saint Germain et de la cour, le lieu offrait au roi une retraite avec sa famille et amis. Il y édifie une de ses réalisations les plus étranges, au plan découpé évoquant Chambord, dont il ne reste rien ou presque : des gravures, une cave..

 

2. Le plan dressé par Androuet du Cerceau révèle la similarité avec Chambord (tours d’angles et saillies de l’escalier et de la chapelle). Au centre sont situées les pièces communes, dans les tour d’angle, en demi niveau, les chambres équipée d’une pièce de service et de latrines individuelles. Il ne subsiste en sous sol aujourd’hui que deux modestes éléments  : une petite cave et une coursive oblique corresponant au point de raccrochement de la tour nord ouest avec le corps central, et une coursive correspondant à celle que l’on voit entre l’escalier et les pièces de réception

 

3. La description du pavillon par Androuet du Cerceau, dans « les plus excellents bâtiment de France ». Il y relève que Philibert De l’Orme fit coiffer le chateau initial d’une terrasse en plomb pour admirer la forêt, ajout qui fut réitéré sur le pavillon actuel. Il s’inquiète alors toutefois que « Neanmoins depuis est advenu que la dite couverture, par le moyen de la terrasse, s’est affoncée de forte, que je crois que, qui n’y mettra ordre, le tout s’affoncera avec le temps ; comme de vray le reste s’en va de jour à autre en ruine totale, attendu qu’il n’est habité ni entretenu ». Le texte est prophétique pour le château d’alors comme pour le pavillon actuel, où l’affaissement de la terrasse est à l’origine des infiltrations qui ont, avec l’abandon, lourdement détérioré l’édifice.

 

4. Comportant des structures que l’on retrouve à Chambord et au château de Madrid, alternant brique et pierre comme le château vieux de Saint Germain, c’est plus encore au château de Chaluau que la « première Muette » fait penser. Seul autre bâtiment intime de petite taille du règne de François Ier, construit pour sa favorite Anne de Piseleu près de Fontainebleau, il a lui aussi disparu.

 

5. La description du pavillon par Androuet du Cerceau, dans « les plus excellents bâtiment de France ». Il y relève que Philibert De l’Orme fit coiffer le chateau initial d’une terrasse en plomb pour admirer la forêt, ajout qui fut réitéré sur le pavillon actuel. Il s’inquiète alors toutefois que « Neanmoins depuis est advenu que la dite couverture, par le moyen de la terrasse, s’est affoncée de forte, que je crois que, qui n’y mettra ordre, le tout s’affoncera avec le temps ; comme de vray le reste s’en va de jour à autre en ruine totale, attendu qu’il n’est habité ni entretenu ». Le texte est prophétique pour le château d’alors comme pour le pavillon actuel, où l’affaissement de la terrasse est à l’origine des infiltrations qui ont, avec l’abandon, lourdement détérioré l’édifice.

 

6. Négligé dès le règne d’Henri II, abandonné pendant les guerres de religion, le château menaçait ruine dès le règne d’Henri IV et dans une estampe d’Israel Silvestre de 1665, il n’est plus que ruines. Louis XIV le laissera raser peu de temps après.